dimanche 17 août 2014

LA GUERRE DES SEXES



Très bonne pièce qui commence doucement, mais une fois partie ne s'arrête plus. Des vannes, de l'impro, des comédiens qui se donnent à fond et y prennent du plaisir, tout y était. De plus les acteurs, ce soir, étaient Aurélie Noblesse et l'auteur Pascal Grégoire, ils possèdent une énergie, un humour, et une verve qui nous donnent l'impression d'être entre amis. Ils m'ont fait participer, quelle idée d'être au premier rang, ce de façon drôle et agréable, merci ça l'a bien fait. Allez donc à la découverte de ce couple, adulescent-adulte, qui essaie temps bien que mal de redonner un peu de pep's à leur vie sexuelle sans laquelle le couple ne tient pas longtemps.

lundi 30 juin 2014

LA PATIENCE DU MAL de Maxime Chattam



Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un gofast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

MON AVIS : Ce roman s’inscrit dans la continuité de « la conjuration primitive » parue il y a quelque temps. Ce n’est pas une suite à proprement dire, mais l'on retrouve les personnages principaux et certains passages font allusion à l’aventure précédente. Ce livre nous fait partir sur les sentiers du satanisme, et ce avec l’efficacité qui caractérise Chattam dans ses thrillers. Même si j’accroche un peu moins avec le personnage principal de Ludivine, ses états d’âme ralentissent un peu le rythme,  on plonge dans ce livre avec plaisir et tension. Chattam reste incontestablement doué dans le domaine du thriller. L’intrigue pour le moins original, les personnages torturés et en marge de la société ( pour certains ce n’est pas plus mal) tout est là pour nous offrir une atmosphère  glauque et intense. Par contre on devine quand même l’identité du tueur principal dans la dernière partie du livre, même si, au final, un doute subsiste tout de même. L’auteur frôle avec le surnaturel en nous offrant le choix et c’est assez malin.


MA NOTE : 8.5/10.

CYCLE DE LA PREMIERE LOI, TOME 2 ET 3 : DERAISON ET SENTIMENTS, ET DERNIERE QUERELLE de Joe Abercrombie.


Le tocsin de la guerre résonne aux portes de l'Union. L'armée du monde libre, inexpérimentée, mal équipée, divisée par les querelles intestines que se livrent ses chefs incompétents, semble inconsciente du danger qui la guette. Face à elle, sur le front du Nord, les barbares de Bethod se chauffent d'un tout autre bois. Au Sud, les forces du Gorkhul se massent au pied de la cité de Dagoska. Alors que la ville bouillonne des préparatifs de la bataille, l'inquisiteur Glotka - affecté là après la disparition suspecte de son prédécesseur - découvre une conspiration visant à livrer la ville à l'ennemi sans combat. Menacé à chaque instant, Glotka a besoin de réponses, et vite. Pendant ce temps, la poignée de héros réunie par Bayaz prend la route du Vieil Empire, à destination du bord du Monde. Le Mage espère y trouver la Graine, une relique surpuissante, jadis responsable de la destruction de plusieurs villes, et peut-être aujourd'hui l'unique voie de salut pour l'Union. Mais encore faut-il pouvoir s'en emparer, et la contrôler !

MON AVIS : Nous voici donc à la fin de cette épopée entamée dans « premier sang ».
C’est  avec plaisir que nous retrouvons les personnages hauts en couleur rencontrés précédemment. Après le premier tome qui grosso modo mettait en place les personnages, les lieux, le contexte, nous rentrons dans le vif du sujet. Cette suite et fin ne connaît pas de baisse de qualité par rapport au premier opus, les personnages sont toujours aussi atypiques, évidemment Glotka en haut de l’affiche, les machinations politiques prennent plus d’ampleur à l’approche des guerres, et les événements ne se déroule pas forcément comme on pouvait s’y attendre. En effet, l’auteur s’amuse à détruire nos attentes, les personnages qui se marient, les plus grands manipulateurs, « l’histoire d’amour » improbable … tout est fait pour nous surprendre et c’est réussi. Même si de petites longueurs dans l’aventure, notamment lors de la quête de la Graine,  sont présentes, les relations entre les différents protagonistes permettent un intérêt constant de notre part. Que ce soit le mage, l’inquisiteur, le soldat promu à un avenir surprenant, le barbare ou bien la sauvage aucun d’entre eux ne se résume à une seule facette, tous nous fournissent des interrogations et surprises. Bon cycle donc qui doit énormément aux personnages, même si tout le reste est également cohérent et passionnant. A noter que la fin nous laisse présager, ou espérer, que l’auteur n’en a pas fini avec ses personnages.


MA NOTE : 8/10

samedi 31 mai 2014

LE GRAND VOYAGE de Franck Thilliez


La croisière de douze jours s’annonce idyllique. Gilda et son fils Jérémy regardent joyeusement le quai s’éloigner avant de regagner leur cabine. À cet instant, personne ne prête attention au rouge-gorge qui s’est laissé piéger dans la cale. Mais, plus tard, quand le paquebot stoppe en pleine nuit, que les voyageurs ressentent les premiers malaises, le voyage de rêve risque bien de tourner au cauchemar.

MON AVIS : Voici une petite nouvelle de 56 pages au scénario pas forcément très original puisque déjà traité. Mais c’est sans compter sur la plume de Thilliez. En effet, celui-ci maîtrise on ne peut mieux les huis clos. Tout est fait pour que le lecteur s’identifie et se mette en situation. Que ce soit la situation familiale des protagonistes principaux, une mère et son fils,  le désir de s’offrir des vacances dites de « riches » comme une croisière, mais à prix low-cost ou encore la peur de mourir, Thilliez manie toutes ces ficelles pour nous amener à prendre notre billet pour cette croisière dont le périple aurait pu figurer dans certains de nos journaux. Egalement cette histoire se conclut de façon intelligente bien que peu optimiste.
J’ai tout de même trouvé cette nouvelle plus « calme » que les autres écrits de cet auteur, peut-être parce que plus réaliste.

MA NOTE : 8/10


Le Dernier Apprenti Magicien tome 3 : MURMURES SOUTERRAINS de Ben Aaronovitch.



Un cadavre abandonné dans la station de métro Baker Street, voilà tout ce qu'il reste de James Gallagher, étudiant Américain à Londres. Sa riche famille est bien décidée à comprendre ce qui s'est exactement passé. Le problème, c'est que le fond des choses est situé bien plus profond que quiconque ne pourrait l'imaginer. C’est donc à Peter Grant et à son excentrique patron, l’inspecteur Thomas Nightingale qu’il appartient d’arpenter les couloirs du plus vieux, du plus grand et désormais du plus mortel réseau métropolitain du monde puisque le dernier sorcier de Londres est lancé aux trousses de « l'homme sans visage » déjà rencontré dans leur précédente aventure.
Mais au moins le FBI lui a envoyé un agent de choc : jeune, ambitieuse, belle à se damner et un peu magicienne elle aussi. Comme quoi, la vie réserve parfois de bonnes surprises !

MON AVIS : Voici donc notre policier/magicien de retour dans une Londres enneigée. Première bonne surprise il n’est plus le seul apprenti de Nightingale puisque sa collègue au visage abîmé, Lesley, vient se joindre à ce service si particulier de la police. Cela évite de ne suivre que Peter, son patron étant plus en retrait, et leur échange de point de vue offre de bonnes situations. L’humour So-british est toujours présent, l’enquête, assez bien ficelée, nous dévoile de nouveaux aspects de la magie et de ses créatures si variées. L’omniprésence du personnage principal qu’est la ville de Londres avec son ambiance si particulière est toujours un des atouts majeurs de cette série. Petit bémol, j’attendais plus de progression quant à l’affaire du mage sans visage, rencontré précédemment. Egalement, Peter ne progresse que lentement dans ses études et le passée de Nightingale ne nous est dévoilé qu’au compte-goutte. Evidement, tout est fait pour que l’on prolonge notre lecture en s’offrant les prochains tomes, mais je trouve que l’intrigue dite « principale » traîne un peu en longueur.

MA NOTE : 8/10

mercredi 14 mai 2014

CONSCIENCE ANIMALE de Franck Thilliez


Et si se terrait en chacun de nous une animalité sanguinaire ? Et s'il était possible par un sacrifice bien mené de la réveiller ? Et si un homme avait précisément en tête d'user de ce savoir secret pour mettre en place une gigantesque entreprise assassine ? C'est dans le tourbillon de tous ces " si " que vont être aspirés Warren, père de famille presque ordinaire, Sharko, inspecteur tenace et téméraire, Moulin, jeune recrue faisant ses premières armes, et Neil, linguiste pour le moins singulier. Nouant leur destin dans une enquête balisée par le sang et la cruauté, ils devront affronter l'impensable pour réaliser l'impossible. Mais quel sera le coût de cet impossible ?

MON AVIS : Voici donc le tout premier roman publié de Franck Thilliez, auteur que j’apprécie grandement, mais là n’est pas la question. C’est également la première apparition de l’inspecteur Sharko, mais cela pourrait être considéré comme une ébauche du personnage. En effet, outre le prénom différent, il sera retravaillé par la suite ainsi que son histoire qui n’aura rien à voir avec les événements survenus dans ce livre. Evidemment, l’auteur aborde un thème qui lui est cher, les meurtres en série, et ce à travers l’animal qui se tapit en chacun de nous, et  malheureusement, ce n’est pas une métaphore. Thilliez fait ici appel au fantastique, chose qu’il maîtrise actuellement, mais d’une manière trop brutale, soudaine. C’est limite trop simple, la trame principale repose sur une sorte d’invocation qui transforme les gens, et cela prend des proportions un peu grandiloquentes.
De plus le personnage central, celui que l’on suit le plus n’est pas l’inspecteur, mais bien le tueur ainsi que ses émules, mais de façon trop appuyée, aucune identification possible (enfin normalement). Ici pas d’angoisse, de sueurs froides, juste la description de désirs sauvages, de meurtres cannibales assez barbares. Il manque  cette atmosphère si particulière, presque palpable, qui nous fait craindre la page suivante.
En définitive, ce bouquin n’est qu’un premier jet de ce que deviendra l’écriture de Franck Thilliez. Ce livre est plus pour les fans qui verront ainsi l'évolution de cet auteur. Et pour les autres, si vous voulez découvrir son univers je vous conseillerais plutôt de commencer par « Train d’enfer pour Ange Rouge » ou le travail commencé dans Conscience Animale est complètement abouti.


MA NOTE : 6/10