lundi 1 septembre 2014

DESPERATE HOUSEMEN (Jérôme Daran, Stéphane Murat et Alexis Macquart)



J'ai d'abord décidé d'aller voir cette pièce, car j'aime beaucoup l'univers de Jerome Daran. Et bien pas de déception ces trois humoristes sont de grands malades.Les femmes en prennent pour leurs grades, d'ailleurs bizarrement, en sortant de la salle les groupes de femmes non accompagnées avaient des avis plus mitigés sur le spectacle. Mais si l'on a un peu de seconds degrés, par chance mon épouse en est pourvue, on se marre bien. Seul petit bémol, je m'attendais à une vraie pièce, or chaque humoriste fait une part de son spectacle et celles-ci sont reliées par la trame de la pièce. Il y a en définitive assez peu de moment où les acteurs sont réunis sur scène et c'est dommage, car ce trio fonctionne à merveille. Ceci dit l'humour est omniprésent alors n'hésitez pas.

DENIS MARECHAL (RE)JOUE !


Très bon one man show que Denis Marechal nous délivre avec énergie et une bonne humeur communicative. Outre le fait que ses textes sont drôles, il s'interrompt souvent pour interagir avec le public, et ce, avec aisance et humour. On retrouvera quelques personnages connus, dont Ruth, avec plaisir (enfin pas pour tout le monde). Nous ne nous sommes pas ennuyés une seconde avec cet humoriste talentueux et sympa au possible. En effet, si vous attendez un petit peu après la fin du spectacle, vous pourrez taper la discute ou la pose avec lui. S’il ne l'a pas encore inclus, parlez lui de la technique de la poussière dans l'oeil:) 
Rendez-vous au prochain spectacle.

dimanche 17 août 2014

LES 39 MARCHES


J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir cette pièce, je connaissais le film, mais je voulais voir cette adaptation théâtrale. Et bien je ne fus pas déçu bien au contraire. L'humour utilisé est un peu à la sauce british, que j'adore, les quatre acteurs possèdent une énergie incroyable, plus de 150 personnages interprétés lors de la représentation, en particulier par Arnaud Gidoin et Thomas Ronzeau qui ont plus de rôles changeants. Leurs interprétations sont tellement réussies que l'on en vient à passer la trame policière au second plan afin de profiter pleinement des acteurs et de leur loufoquerie. Egalement beaucoup de bonnes idées pour la mise en scène, pas de temps morts, tout s'enchaine, à un bon rythme et avec drôlerie. J'ai vraiment passé un bon moment.

LA GUERRE DES SEXES



Très bonne pièce qui commence doucement, mais une fois partie ne s'arrête plus. Des vannes, de l'impro, des comédiens qui se donnent à fond et y prennent du plaisir, tout y était. De plus les acteurs, ce soir, étaient Aurélie Noblesse et l'auteur Pascal Grégoire, ils possèdent une énergie, un humour, et une verve qui nous donnent l'impression d'être entre amis. Ils m'ont fait participer, quelle idée d'être au premier rang, ce de façon drôle et agréable, merci ça l'a bien fait. Allez donc à la découverte de ce couple, adulescent-adulte, qui essaie temps bien que mal de redonner un peu de pep's à leur vie sexuelle sans laquelle le couple ne tient pas longtemps.

lundi 30 juin 2014

LA PATIENCE DU MAL de Maxime Chattam



Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un gofast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

MON AVIS : Ce roman s’inscrit dans la continuité de « la conjuration primitive » parue il y a quelque temps. Ce n’est pas une suite à proprement dire, mais l'on retrouve les personnages principaux et certains passages font allusion à l’aventure précédente. Ce livre nous fait partir sur les sentiers du satanisme, et ce avec l’efficacité qui caractérise Chattam dans ses thrillers. Même si j’accroche un peu moins avec le personnage principal de Ludivine, ses états d’âme ralentissent un peu le rythme,  on plonge dans ce livre avec plaisir et tension. Chattam reste incontestablement doué dans le domaine du thriller. L’intrigue pour le moins original, les personnages torturés et en marge de la société ( pour certains ce n’est pas plus mal) tout est là pour nous offrir une atmosphère  glauque et intense. Par contre on devine quand même l’identité du tueur principal dans la dernière partie du livre, même si, au final, un doute subsiste tout de même. L’auteur frôle avec le surnaturel en nous offrant le choix et c’est assez malin.


MA NOTE : 8.5/10.

CYCLE DE LA PREMIERE LOI, TOME 2 ET 3 : DERAISON ET SENTIMENTS, ET DERNIERE QUERELLE de Joe Abercrombie.


Le tocsin de la guerre résonne aux portes de l'Union. L'armée du monde libre, inexpérimentée, mal équipée, divisée par les querelles intestines que se livrent ses chefs incompétents, semble inconsciente du danger qui la guette. Face à elle, sur le front du Nord, les barbares de Bethod se chauffent d'un tout autre bois. Au Sud, les forces du Gorkhul se massent au pied de la cité de Dagoska. Alors que la ville bouillonne des préparatifs de la bataille, l'inquisiteur Glotka - affecté là après la disparition suspecte de son prédécesseur - découvre une conspiration visant à livrer la ville à l'ennemi sans combat. Menacé à chaque instant, Glotka a besoin de réponses, et vite. Pendant ce temps, la poignée de héros réunie par Bayaz prend la route du Vieil Empire, à destination du bord du Monde. Le Mage espère y trouver la Graine, une relique surpuissante, jadis responsable de la destruction de plusieurs villes, et peut-être aujourd'hui l'unique voie de salut pour l'Union. Mais encore faut-il pouvoir s'en emparer, et la contrôler !

MON AVIS : Nous voici donc à la fin de cette épopée entamée dans « premier sang ».
C’est  avec plaisir que nous retrouvons les personnages hauts en couleur rencontrés précédemment. Après le premier tome qui grosso modo mettait en place les personnages, les lieux, le contexte, nous rentrons dans le vif du sujet. Cette suite et fin ne connaît pas de baisse de qualité par rapport au premier opus, les personnages sont toujours aussi atypiques, évidemment Glotka en haut de l’affiche, les machinations politiques prennent plus d’ampleur à l’approche des guerres, et les événements ne se déroule pas forcément comme on pouvait s’y attendre. En effet, l’auteur s’amuse à détruire nos attentes, les personnages qui se marient, les plus grands manipulateurs, « l’histoire d’amour » improbable … tout est fait pour nous surprendre et c’est réussi. Même si de petites longueurs dans l’aventure, notamment lors de la quête de la Graine,  sont présentes, les relations entre les différents protagonistes permettent un intérêt constant de notre part. Que ce soit le mage, l’inquisiteur, le soldat promu à un avenir surprenant, le barbare ou bien la sauvage aucun d’entre eux ne se résume à une seule facette, tous nous fournissent des interrogations et surprises. Bon cycle donc qui doit énormément aux personnages, même si tout le reste est également cohérent et passionnant. A noter que la fin nous laisse présager, ou espérer, que l’auteur n’en a pas fini avec ses personnages.


MA NOTE : 8/10