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mercredi 8 mai 2019

LA TERRE DES MORTS de Jean-Christophe Grangé

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

MON AVIS Je suis toujours un peu mitigé quand je commence un Grangé, car je trouve que ses romans sont inégaux en qualité. Celui-ci tient son quota de scène glauque et assez trash, il faut dire que la trame se déroule dans le milieu du SM extrême. Le personnage principal n’a rien d’extraordinaire, il s’agit d’un flic ayant un vécu  chargé, notamment grâce à une ex-femme ayant des pratiques …comment dire… qui font mal rien qu’à la lecture. Mais, généralement, ce genre de personnage, un peu abimé par la vie, mais luttant pour ne pas s’y abimer, me plait bien.
Ce flic, donc, va évoluer dans le milieu du SM afin de résoudre une série de meurtres composée telles des peintures de Goya, certaines réelles (Pinturas negras), d’autres imaginaires (Pinturas royas). Les descriptions des pratiques ou des corps sont faites sans fioritures,  c’est gore et cela occasionne même quelques crispations lorsque l’on imagine la douleur ressentie. Ceci di,t nous n’assistons pas non plus à un concours de torture, tout ce qui est évoqué est au passé, cela ne se déroule pas « sous nos yeux ».
La trame est bien construite, mais je n’ai pas été complètement convaincu par la fin, je m’attendais à quelque chose de plus surprenant. Egalement, j’ai trouvé une certaine redondance avec ce peintre auquel toutes les femmes succombent. Bon polar donc, mais pas complètement abouti à mon goût , il manque un je ne sais quoi de surprenant qui aurait permis de me convaincre pleinement.

MA NOTE : 7/10

dimanche 22 février 2015

LE VOL DE CYGOGNES DE Jean Christophe Grangé


Un ornithologue suisse est trouvé mort d'une crise cardiaque... dans un nid de cigognes. Malgré cette disparition, Louis, l'étudiant qu'il avait engagé, décide d'assumer seul la mission prévue : suivre la migration des cigognes jusqu'en Afrique, afin le découvrir pourquoi nombre d'entre elles ont disparu durant la saison précédente...
Parmi les Tsiganes de Bulgarie, dans les territoire occupés par Israël, puis en Afrique, Louis court d'énigme en énigme et d'horreur en horreur : observateurs d'oiseaux massacrés, cadavres d'enfants mutilés dans un laboratoire... Les souvenirs confus de son propre passé - ses mains portent des cicatrices de brûlures depuis un mystérieux accident - se mêlent bientôt à l'enquête. Et c'est au coeur de l'Inde, à Calcutta, que surgira l'effroyable vérité...

MON AVIS : Ce livre est le premier roman de Grangé, paru en 1994 il a été inspiré par certains reportages qu’il avait effectué auparavant et cela se sent, l’histoire s’appuie sur des bases solides et maîtrisées. Ce livre nous fait voyager au gré de la migration des cigognes et de notre héros Louis Antioche. Même s’il s’écoule un peu de temps avant que tout se mette en place et commence réellement, l’histoire est bien amenée et sa construction permet une bonne compréhension de l'intrigue.  Le fait d’utiliser les cigognes comme fil conducteur est bien pensé, même si l’on se doute assez rapidement de leur utilité. Egalement, certains secrets familiaux du héros sont rapidement éventés.  Malgré cela et le fait que j’ai trouvé que les personnages ne suscitaient pas beaucoup d’empathie, nous avons un récit qui nous tient bien en haleine, se lit assez rapidement. Tout se combine  bien et nous porte aisément jusqu'au dénouement qui est d'ailleurs peut-être un peu rapide (confrontation assez rapidement expédiée). Bon premier thriller, avec son lot de scènes assez gore qui n’est, certes pas, du même niveau que "Miserere" ou "Le Serment des Limbes", mais reste de bonne facture.

MA NOTE : 8/10

samedi 8 décembre 2012

KAÏKEN de Jean-Christophe Grangé


Olivier Passan de la Criminelle. Un solitaire fasciné par le Japon traditionnel, un samouraï des temps modernes, lancé dans la traque d’un insaisissable criminel, « l’Accoucheur », qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler le fœtus. Ce flic tourmenté, complexe, cherche à comprendre les raisons du naufrage de son couple : Naoko, sa femme japonaise, a demandé le divorce mais ils se sont entendus pour une garde alternée de leurs deux enfants. Cette vie de famille chaotique est au centre de l’intrigue, qui joue des similitudes entre l’histoire personnelle de Passan et celle du serial killer que l’on est tenté de voir comme son double monstrueux.


MON AVIS : Je dois dire que j'ai été très déçu par ce nouveau roman de Grangé, nous sommes à mille lieues de " Miserere " ou du " Serment des limbes ". Le style est lent, l'histoire repose essentiellement sur l' opposition Japon-France, mais n'est pas exploitée, les rebondissements sont prévisibles et assez lourds. L'enquête qui concerne l'accoucheur est longue, sans suspens et présente peu d'intérêt. Quant à la seconde partie, c'est assez tiré par les cheveux et la fin est prévisible. Les personnages également sont assez agaçants et ont des réactions peu convaincantes.
Attention ce n'est pas non plus un mauvais livre, cela reste  lisible, mais ce n'est pas la qualité à laquelle Jean-Christophe Grangé nous avait habitués.


MA NOTE : 6/10

samedi 7 janvier 2012

LE PASSAGER de Jean-Christophe Grangé


Mathias Freire a une maladie étrange. Il fait des « fugues psychiques ». Sous l’effet du stress, il tourne au coin d’une rue et perd la mémoire. Quand il la retrouve, il est un autre. A son insu, il s’est forgé un nouveau moi, un nouveau passé, un nouveau destin…
Quand il saisit sa situation, il est psychiatre à Bordeaux. Pour savoir qui il est vraiment, il n’a qu’une solution : remonter, l’une après l’autre, ses identités précédentes jusqu’à découvrir son moi d’origine. Au fil de ses personnages, il va décrypter l’hallucinante vérité.
On plonge en apnée dans ce labyrinthe cauchemardesque où l’auteur continue inlassablement d’ausculter les origines du Mal. Tendue, très documentée, cette traque de l’identité navigue entre psychanalyse et manipulation scientifique à un rythme infernal.

MON AVIS : Ce livre est très prenant d' une part nous voulons en savoir davantage sur "les vies" de notre héros et de plus découvrir l' auteur d' une série de meurtres mythologiques. L' histoire est très bien menée, c' est un livre qui nous tient en haleine jusqu' au bout. Tout est fait pour que nos suppositions s' avèrent erronées quant à l' identité du meurtrier  et l' idée générale (que je ne révélerais pas ici) est tout à fait plausible. 
Bon livre donc que je qualifierais plus de polar que de thriller, Grangé nous a procuré davantage de frissons dans ses précédents ouvrages qui étaient pour la plupart plus sanglants, mais que l' on lit avec plaisir et intérêt.

MA NOTE : 8,5/10