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mercredi 27 mai 2020

COEUR D'ACIER, INTEGRALE de Brandon Sanderson



On les appelle les Épiques. Il y a dix ans, ils ont été frappés par un éclair. Depuis ils possèdent d’incroyables pouvoirs. Mais leurs intentions ne sont pas bonnes…

À Newcago, un Épique appelé Coeur d’Acier s’est emparé du pouvoir. On le dit invincible : aucune balle ne peut le blesser, aucune épée trancher sa peau, aucune explosion le détruire. Seuls les Redresseurs, un groupe d’humains ordinaires qui ont consacré leur vie à étudier les Épiques afin de découvrir leur point faible, lui résistent.
David Charleston a dix-huit ans. Quand Coeur d’Acier est arrivé à Newcago, il a tué son père. Depuis des années, David rêve de se venger, et il possède quelque chose dont les Redresseurs ont besoin… Le jeune homme a vu l’impossible : il a vu saigner Coeur d’Acier.


MON AVIS : J’avais pour but de trouver un roman de « super-heros » et le choix n’est pas vaste. Je suis donc tombé sur cette trilogie dont l’approche est assez originale. En effet, les personnages possédant des pouvoirs ,  dénommés "épiques", voient leur humanité disparaitre au fur et à mesure de l’utilisation de ceux-ci. Ils deviennent des  sortes de souverains méprisant  le reste de l’humanité. Nous suivons donc  la vie de David et des redresseurs, sorte de résistance  se dressant contre les Epiques. Cette histoire se laisse bien suivre, notamment grâce à cet effet néfaste qu’ont les pouvoirs , le personnage principal est bien entouré par des acolytes assez charismatiques et le monde post-apocalyptique se laisse découvrir avec curiosité. Le tout est très bien construit que ce soit au niveau de la hiérarchie sociale ou dans les rapports entre les Epiques et le reste de la population. :)
Ce n’est pas,  à proprement dire un livre de super-héros, mais c’est plutôt bien amené et l’histoire est plaisante,rythmée, assez innovante et accessible à tous que ce soit  ados ou  adulte. A conseiller, d’autant plus que cet un univers assez rare en roman. Suite a cette lecture je me suis intéressé aux ouvrages de Brandon Sanderson et c'est plutôt une bonne découverte. A suivre...


MA NOTE : 8/10

dimanche 22 septembre 2019

NOUS ALLONS TOUS TRES BIEN, MERCI de Daryl Gregory




Il y a d'abord Harrison, qui, adolescent, a échappé à une telle horreur qu'on en a fait un héros de romans. Et puis Stan, sauvé des griffes d'une abomination familiale l'ayant pour partie dévoré vif. Barbara, bien sûr, qui a croisé le chemin du plus infâme des tueurs en série et semble convaincue que ce dernier a gravé sur ses os les motifs d'un secret indicible. La jeune et belle Greta, aussi, qui a fui les mystères d'une révélation eschatologique et pense conserver sur son corps scarifié la clé desdits mystères. Et puis il y a Martin, Martin qui jamais n'enlève ses énormes lunettes noires. Tous participent à un groupe de parole animé par le Dr Jan Sayer. Tous feront face à l'abomination, affronteront le monstre qui sommeille en eux et découvriront que le monstre en question n'est pas toujours celui qu'on croit.

MON AVIS : Alors voici un petit livre,170 pages, qui est pour le moins intrigant. Une réunion type thérapie de groupe pour des gens traumatisés lors d’événements particulièrement violents et horrifiques. Je trouve que cela part très bien, que ce soit la présentation des personnages,  l’exploration des fêlures de chacun, toute la mise en place se fait avec facilité et curiosité, car ces personnes ont vécu des drames des plus étranges. Malheureusement, on ne s’attarde pas sur chacun, on ne fait que survoler leurs histoires pour finalement se concentrer surtout sur un personnage. Certes, c’est à travers son vécu que l’histoire trouve son dénouement, mais on aurait peut-être voulu un peu plus d’explications. Nous restons sur notre faim et espérons que l’auteur se servira de cette histoire comme base d’autres livres.
Finalement, si l’on considère que ce livre est un roman, on reste sur une impression de frustration par contre si l’on considère qu’il s’agit d’une nouvelle, alors c’est réussi. D’ailleurs, l’interview de l’auteur nous éclaire un peu sur cet ouvrage, qui a souvent concouru dans la catégorie nouvelle.

MA NOTE 8/10

mercredi 8 mai 2019

L'APPEL DU NEANT de Maxime Chattam



L’APPEL DU NEANT de Maxime Chattam
Tueur en série...
Traque infernale.
Médecine légale.
Services secrets.
... Terrorisme.
La victoire du Mal est-elle inéluctable ?

Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

MON AVIS : Voici donc le troisième livre de Chattam ayant pour protagoniste principal Ludivine Vancker (Cf la conjuration primitive et la patience du diable). Le livre est construit en deux parties. Dans un premier temps nous naviguons dans une enquête à la recherche d’un serial-killer puis dans un second temps nous nous orientons vers le terrorisme, sujet d’actualité lors de la sortie du livre et, malheureusement, encore maintenant. J’ai été moins passionné par cette deuxième partie. C’est pourtant très bien documenté et écrit, mais le sujet était peut être trop ancré dans le réel pour moi, j’aime sortir de mon quotidien lors de mes lectures. Egalement, la transition entre les deux parties se fait de façon un peu abrupte et la fin ne m’a pas entièrement convaincu. Cela dit, la plume de Chattam n’a pas baissé en qualité narrative,  on suit avec intérêt cette histoire, mais le syndrome du page turner, que j’ai pu ressentir avec d’autres livres de cet auteur, ne s’est pas manifesté, ici, avec intensité.

MA NOTE : 8/10

jeudi 3 janvier 2019

BOURBON KID de Anonyme



Les Dead Hunters ont une morale très personnelle. C'est la moindre des choses pour une confrérie de tueurs sanguinaires. Ils ont aussi quelques menus défauts, se croire invincibles, par exemple. Un démon va néanmoins vite les détromper. Malin, fort et intelligent comme seuls les démons savent parfois l'être, il va tranquillement les décimer les uns après les autres. À une exception près. Un des membres des Hunters reste en effet introuvable, et non des moindres : le Bourbon Kid.
Notre démon va alors jeter toutes ses forces dans la bataille, depuis les quatre cavaliers de l'Apocalypse jusqu'à une armée de morts vivants, pour retrouver et anéantir définitivement notre tueur bien-aimé.

MON AVIS : C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le Bourbon Kid et compagnie dans ce dernier opus. Fidèle à son style, l’auteur nous invite dans une aventure complètement déjantée dans laquelle sont réunis aussi bien les anciens protagonistes (Elvis,  Rodeo Rex, Sanchez, etc.) que les petits nouveaux (L’Iroquois, Bébé, Jasmine).
Dans ce sixième tome, Anonyme fait appel à Caïn et aux Cavaliers de l’Apocalypse afin d’exterminer nos « sympatiques heros », plus particulièrement le Bourbon Kid. Et la confrontation est des plus mouvementées.
Ce roman n’est pas des plus subtils, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. Lorsque l’on ouvre ce livre, le mieux est de débrancher le cerveau et de profiter pleinement de ce moment grand-guignolesque parsemé d’humour potache et de violence gratuite. Tout est à l’excès, pas de demi-mesure, Anonyme se plait dans la caricature et cela nous offre un livre assez jouissif dans lequel la réflexion et la morale n’ont que peu de place.

MA NOTE : 8/10

SHARAKHAI, Tome 1 : Les Douzes Rois De Sharakhaï et Tome 2 : Le Sang Sur Le Sable de Bradley P. Beaulieu




Dans les arènes de Sharakhaï, la perle ambrée du désert, Çeda combat tous les jours pour survivre. Comme de nombreux autres, elle espère la chute des douze Rois immortels qui dirigent la cité depuis des siècles. Des souverains cruels et tout-puissants qui ont peu à peu écrasé tout espoir de liberté, protégés par leur unité d’élite de guerrières et les terrifiants asirim, spectres enchaînés à eux par un sinistre pacte. Tout change lorsque Çeda ose braver leur autorité en sortant la sainte nuit de Beht Zha’ir, alors que les asirim hantent la ville. L’un d’eux, coiffé d’une couronne en or, murmure à la jeune fille des mots issus d’un passé oublié. Pourtant, elle les connaît. Elle les a lus dans un livre que lui a légué sa mère. Et le lien que Çeda découvre entre les secrets des tyrans et sa propre histoire pourrait bien changer le destin même de Sharakhaï…

MON AVIS : Ce roman fut une assez bonne surprise pour moi. En effet, on se plonge assez rapidement dans les aventures de cette  femme « gladiateur » aux origines assez flous. Le côté « Moyen-Orient » y est pour beaucoup, cela change des mondes « classiques » de la fantasy. Après, les essentiels y sont : magie, créatures, roi-mages despotiques, combats… rien de très original non plus, mais cela reste efficace. L'histoire
se suit bien, la trame évolue de manière constante et l’on a envie de connaitre la suite. A noter que le rythme du second tome m’a paru moins soutenu, on a parfois la sensation que cela traine en longueur. A voir pour la suite, le tome 3 sort en novembre en France.


MA NOTE : 8/10

lundi 19 février 2018

LA TRILOGIE HELENE (tomes 10-11-12) de Douglas Preston et Lincoln Child

Qui aurait imaginé l'inspecteur Pendergast, le brillant et atypique agent du FBI, en homme marié ? Personne ne pouvait donc savoir qu'il avait perdu sa femme, Hélène, lors d'un safari en Afrique. Stupeur ! Douze ans après le drame, quand s'ouvre le premier volet de cette trilogie, Pendergast découvre que la mort d'Hélène était tout sauf accidentelle ! Il n'a dès lors qu'une obsession : retrouver ses assassins. Mais il n'est qu'au début de ses surprises. Et ce qu'il va progressivement apprendre va faire vaciller sa raison... Des savanes de Zambie à New York, en passant par les bayous de Louisiane et les Highlands écossais, Pendergast doit désormais percer le secret de la famille d'Hélène, traquée par une redoutable organisation. Une fois de plus, il devra faire usage de tous ses talents pour affronter l'inimaginable !

MON AVIS :  Ces trois livres se déclinent comme une trilogie et doivent se lire comme tel. En effet, on suit Pendergast à travers l'enquête qui le mènera vers le meurtrier de sa femme. Celle-ci n'avait été abordé que brièvement jusqu'ici et nous avons enfin des révélations sur tout un pan de la vie de notre si perspicace enquêteur. Ces trois romans tournent logiquement plus autour de Pendergast, son comparse Da Costa y étant plus discret. Bonne trilogie qui nous apporte quelques lumières sur la vie d'Aloysius Pendergast

MA NOTE : 8/10

lundi 8 janvier 2018

LE GRENIER DES ENFERS de Douglas Preston et Lincoln Child



En recherchant dans les égouts de New York un sac de cocaïne jeté par un dealer, un plongeur de la brigade fluviale remonte deux cadavres sans tête, presque réduits à l'état de squelettes. Ils portent des marques de morsures qui n'ont pu être infligées ni par une bête ni par un humain... On signale au lieutenant Vincent d'Agosta, chargé de l'enquête, que parmi les « taupes », ces sans-abri qui occupent le sous-sol de la ville, d'autres assassinats avec décapitation ont été enregistrés. Là encore, ils ne peuvent être l'oeuvre d'un homme. Qui a commis ces meurtres horribles ? Le monstre hybride que la police croyait avoir anéanti est-il de retour ? 


MON AVIS : J’ai lu, il y a déjà quelque temps la majeure partie des aventures de Pendergast et son acolyte Da Costa mais il me manquait ce deuxième tome, voilà chose faite.
Tout d’abord, sachez que ce récit est une suite plus ou moins directe de Relic mais le livre est fait de telle sorte que l’on peut très bien le lire indépendamment.
Outre le personnage de Pendergast que j’apprécie pour son côté Holmesque, je voulais lire cet opus, car la trame se déroule dans les bas-fonds de New York chez ceux que l’on appelle les hommes taupes.
Et il ne s’agit nullement d’une invention des auteurs, il  existe vraiment une sorte de société souterraine s’étendant sous la grande pomme, et ce sur plusieurs niveaux. Évidemment, il s’agit la d’un roman et non d’un documentaire donc  l’exactitude de ce qu’ y est décrit n’est sûrement pas au rendez-vous, mais à la lecture, cela paraît plausible.
Le personnage principal reste fidèle à lui-même avec son côté un peu supérieur mais attachant. L’enquête fleurte avec le fantastique et l’on retrouve avec plaisir tous les personnages déjà apparus dans le premier tome, cela permet de suivre leur évolution à travers le temps .

Bon roman policier, qui doit beaucoup au duo principal Pendergast-Da Costa  qui renouvelle un peu le mythe Holmes-Watson sans tomber dans le piège du plagia et cela vaut pour la série entière.

MA NOTE : 8/10

mardi 2 janvier 2018

DIEU EST UN POTE A MOI de Cyril Massarotto



Pour élire son confident, Dieu n'avait que l'embarras du choix.
Comment expliquer qu'il ait opté pour un modeste vendeur, au quotidien banal et sans relief ? Dieu seul le sait et pourtant, au fil de leur conversation, une véritable amitié se noue entre eux...
Quand le narrateur rencontre derrière sa caisse Alice, jolie étudiante en psychologie, quelques coups de pouce de son nouveau meilleur ami vont faire des miracles.
Et ce n'est que le début !

MON AVIS : Ce livre nous offre un récit à la fois drôle, émouvant et surtout étonnant. En effet, cette courte histoire se dévore très rapidement, l’auteur ne s’enlise pas dans une multitude de détails sans pour autant survoler l’essentiel à savoir le parcours que représente une vie.  On peut lire cette histoire telle quelle, au premier degré, ou l’on peut en dégager des questions existentielles comme quel est le sens de la vie…
Peu importe, ce livre est réussi que ce soit le thème, la narration ou bien les personnages, on a l’impression que cette tranche de vie peut être celle de n’importe qui... Mis à part celle de cet ami, Dieu, qui normalement ne copine pas avec tout le monde.


MA NOTE : 8/10

dimanche 9 juillet 2017

DOUBLE JE de Franck Thilliez



Dans le bureau d’une jeune lieutenant de police, un individu torturé et hirsute, Ganel Todanais, avoue un crime. La victime est un artiste de renom, dont le« meurtrier » jure qu’il est une pure imposture. Mais finalement, qu’est-ce que le génie créatif  ? Sur fond d’art contemporain, d’artisanat et de technologie de pointe, une épineuse problématique est posée sur la table...


MON AVIS : Cette nouvelle a été écrite à l’occasion de l’exposition « double je » au palais de Tokyo où la scène de crime décrite dans le livre avait même été reconstituée.
Ce récit débute par un homme s’accusant d’un meurtre, classique à ceci près que le corps n’est plus présent. A travers le récit de cet homme, les déductions de l’enquêteur, les faits, Thilliez nous emmène dans une enquête mêlant l’art, l’amour, la violence, et ce avec son efficacité habituelle. En peu de page, il arrive à nous créer des personnages assez complexes, une histoire que l’on suit avec intérêt et ceci dans une atmosphère un peu atypique. Le seul bémol, peut-être, vient du titre qui peut nous faire deviner le dénouement.
Voici donc une nouvelle se déroulant dans le milieu artistique, sur un fond plus policier que thriller, agréable à lire et efficace.


MA NOTE : 8/10

dimanche 20 novembre 2016

LA BELGARIADE, Intégrale, de David Eddings.



Et les dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant; façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d'un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon. Un simple pion, et si vulnérable...


MON AVIS : Ce cycle est souvent présenté comme un incontournable de la fantasy, je me suis donc lancé dans cette épopée qu’est " la Belgariade" en me disant que je ne prenais pas trop de risque. 
 Je confirme que l’on a affaire à un classique que ce soit dans l’histoire, les personnages, l’arc narratif, rien ici n’est nouveau et pour cause, le premier tome est paru il y a plus de trente ans. Nous avons tous les ingrédients offrant une bonne histoire de fantasy : un mage et sa fille centenaires, l’apprentissage de notre héros à travers un parcours initiatique, une princesse, une sorte de berserker, un voleur, des dieux bienveillants, évidemment un méchant on ne peu plus puissant, et j’en passe…. Je dois dire que tous les personnages sont bien travaillés et, de ce fait, attachants grâce à leurs diverses personnalités.
Après, concernant l’histoire je suis un peu plus mitigé. En effet, on sait pratiquement dès le début ce à quoi est destiné notre héros, il n’y a pas de surprises de ce côté-là. On a un peu la sensation que le périple accomplit par nos différents protagonistes, dans la première partie du livre, n’a pas servi à grand-chose. Mais cela passe bien du fait de ces personnages que l’on suit avec plaisir. Lors de la deuxième et dernière partie, le combat final, on ne se retrouve plus qu’avec trois personnages et je dois dire que cela est dommage, le rythme et l’intérêt s’en trouvent amoindri, d’autant plus que l’on connaît déjà la fin.

Bon cycle, mais l'histoire ne recèle aucune surprise, tout est basé sur les différents personnages que l'on suit tout de même avec plaisir.

MA NOTE : 8/10

vendredi 30 septembre 2016

Trilogie THE STRAIN : LA LIGNEE, LA CHUTE et LA NUIT ETERNELLE de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan.



Depuis son atterrissage à l'aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu'Ephraïm et son équipe d'épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers sauf quatre sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d'un attentat au gaz ? D'une bactérie foudroyante ? Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu'une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s'organiser. Pas seulement pour sauver leurs proches. C'est la survie de l'humanité entière qui est en jeu...


MON AVIS : Voici la trilogie qui a été adaptée sur nos écrans en format série sous le nom de "The Strain", et n’étant pas patient j’ai décidé de ne pas attendre la saison 3 pour en connaître le dénouement.
Avant toute chose, je dois dire que l’adaptation télé est plutôt fidèle au livre, jusqu’à présent, même si des différences mineures existent.
Mais revenons-en aux livres qui m'ont plutôt agréablement surpris. Je m’attendais à éprouver une certaine longueur, ce qui arrive lorsque l’on connaît une partie de l’histoire, mais la narration est faite de telle sorte que l’on suit avec intérêt le destin des différents protagonistes, jusque leur réunion attendue. 
L’interprétation du mythe des vampires est assez originale, ce côté infectieux plutôt que simple morsure. Les personnages sont  relativement bien utilisés, notamment celui du prêteur sur gage avec son passé de réfugié et son obstination à détruire « le maître » et sa lignée. 
Le héros quant à lui n’en est pas vraiment un à proprement dire, Ephraïm est un spécialiste des virus avec des problèmes familiaux, d’alcool  qui se retrouve dans une situation qu’il ne maîtrise pas. 
Ca livre ne traite pas de héros au cœur pur, mais plus d’un petit groupe essayant de survivre à une extinction d’une partie de l’espèce humaine. D’ailleurs, certains aspects ne sont sans rappeler des faits tristement célèbres de la Seconde Guerre mondiale. Tout cela nous donne une atmosphère sombre dans laquelle l’espoir est mince.
Bonne trilogie, qui se lit facilement, mais qui par moment manque de profondeur, on a un peu l’impression de lire un scénario ne s’attardant pas trop sur les personnages.


MA NOTE : 8/10

mardi 5 avril 2016

LE PAPE, LE KID ET L'IROQUOIS de Anonyme

Vous aimez Grease, le pape et les psychopathes ? 

D’un côté, le Bourbon Kid, tenant du titre du tueur en série le plus impitoyable et le plus mystérieux que la terre n’ait jamais porté.
De l’autre, avec plus d’une centaine de victimes à son actif, l’Iroquois, blouson de cuir rouge, masque d’Halloween surmonté d’une crête, challenger et sérieux prétendant au titre.
Le combat s’annonce terrible.
Dans les coulisses : une organisation gouvernementale américaine top secrète spécialisée dans les opérations fantômes, une nonne, un sosie d’Elvis, quelques Hells Angels et une cible de choix pour nos psychopathes frénétiques : le pape, en voyage secret aux Etats-Unis.
Sur la musique de Grease, nous vous convions au spectacle littéraire le plus déjanté de la décennie.

MON AVIS : Alors, je ne connais le titre en version originale mais si l'on ne connait pas l'auteur ca peut tout de meme paraitre étrange au premier abord, remarquez au second aussi. Nous retrouvons donc tous les personnages les plus extravagants que l'on a connu dans les precedents tomes : Elvis, the Bourbon Kid, Rodeo Rex ainsi que le petit dernier, l'iroquois. Tout ce petit monde s'est donné comme mission de sauver le pape d'une tentative d'assassinat par de vil individus tel que frankenstein ou bien Mozart, ca donne envie ? Et oui notre cher Anonyme nous a sorti ce qui lui passait par la tête, je maintiens que cet auteur doit tourner au drogue dure, et c'est toujours aussi réussi. Comme les précédents ouvrages ce que l'on retrouve ici n'est pas appréciable au premier degré, Ce qui est jouissif est cet aspect déjanté à souhait, ces caricatures de personnages invincibles, ce melange de western-spaghettis, epouvante, fantastique, humour pas très fin, tout cela nous donne un roman lus plus pour son contenu stellaire que pour la fin en elle même.

MA NOTE : 8/10



mercredi 30 septembre 2015

LA LEGENDE DE DRIZZT TOME 1 - TERRE NATALE de R.A Salvatore


4

Drizzt est un elfe noir ne en Outreterre ou le pouvoir s'obtient par la guerre ou le meurtre, L'honneur, l'amitié, l'amour n'y ont pas leur place et Drizzt y fait le rude apprentissage d'une vie de servitude.
Bien qu'il ait été élevé dans un système de valeurs totalement perverti et qu'il soit rompu a l'art du combat, il sait qu'il n'est pas comme les autres. Il aspire a une vie différente et refuse de devenir un assassin au service des siens. Mais pour survivre, Drizzt est oblige de dissimuler et meme nier sa véritable nature. Jusqu'au jour ou il devra se battre seul contre tous !


MON AVIS : J’avais lu les aventures de ce célèbre elfe noir qu’est Drizzt il y a au moins 20 ans et j’avais adoré, une nouvelle édition ayant vu le jour et n’en ayant qu’un vague souvenir je me suis replongé dans cet univers sombre qu’est la vie quotidienne des elfes noirs.
Du fait de mon impression de jeunesse, je m’attendais à quelque chose d’assez intense et j’ai été un peu déçu par ce premier opus. Attention, ce récit est bien construit, l’auteur nous conte la vie de Drizzt à partir de sa naissance avec toute la culture elfe noire qui l’entoure et à laquelle, d’ailleurs, il adhère peu. Le système de vie chez ce peuple est basé sur le pouvoir de chaque famille et pour arriver à évincer l’une d’elles tout est permis à partir du moment où il ne reste aucune preuve. D’ailleurs, un crime sans témoins, mais avec de fortes présomptions est plutôt bien vu dans cette société dirigée par les femmes, et vouant un culte à la déesse-araignée. Bref, nous avons là un univers sombre et violent dans lequel Drizzt ne trouve pas sa place. J’ai trouvé cependant que ce livre souffrait d’un rythme un peu lent à mon goût, mais il s’agit de la mise en place d’un univers, à voir donc par la suite.
Les livres traitant les elfes noirs étant assez rares et le personnage étant charismatique, je continuerais certainement cette série afin de vérifier si mes impressions passées étaient justifiées …ou tout simplement si mes goûts en matière de lecture ont vieillis en même temps que moi.


MA NOTE : 8/10

dimanche 22 février 2015

LE VOL DE CYGOGNES DE Jean Christophe Grangé


Un ornithologue suisse est trouvé mort d'une crise cardiaque... dans un nid de cigognes. Malgré cette disparition, Louis, l'étudiant qu'il avait engagé, décide d'assumer seul la mission prévue : suivre la migration des cigognes jusqu'en Afrique, afin le découvrir pourquoi nombre d'entre elles ont disparu durant la saison précédente...
Parmi les Tsiganes de Bulgarie, dans les territoire occupés par Israël, puis en Afrique, Louis court d'énigme en énigme et d'horreur en horreur : observateurs d'oiseaux massacrés, cadavres d'enfants mutilés dans un laboratoire... Les souvenirs confus de son propre passé - ses mains portent des cicatrices de brûlures depuis un mystérieux accident - se mêlent bientôt à l'enquête. Et c'est au coeur de l'Inde, à Calcutta, que surgira l'effroyable vérité...

MON AVIS : Ce livre est le premier roman de Grangé, paru en 1994 il a été inspiré par certains reportages qu’il avait effectué auparavant et cela se sent, l’histoire s’appuie sur des bases solides et maîtrisées. Ce livre nous fait voyager au gré de la migration des cigognes et de notre héros Louis Antioche. Même s’il s’écoule un peu de temps avant que tout se mette en place et commence réellement, l’histoire est bien amenée et sa construction permet une bonne compréhension de l'intrigue.  Le fait d’utiliser les cigognes comme fil conducteur est bien pensé, même si l’on se doute assez rapidement de leur utilité. Egalement, certains secrets familiaux du héros sont rapidement éventés.  Malgré cela et le fait que j’ai trouvé que les personnages ne suscitaient pas beaucoup d’empathie, nous avons un récit qui nous tient bien en haleine, se lit assez rapidement. Tout se combine  bien et nous porte aisément jusqu'au dénouement qui est d'ailleurs peut-être un peu rapide (confrontation assez rapidement expédiée). Bon premier thriller, avec son lot de scènes assez gore qui n’est, certes pas, du même niveau que "Miserere" ou "Le Serment des Limbes", mais reste de bonne facture.

MA NOTE : 8/10

lundi 1 septembre 2014

CYCLE DE LA REINE FAUCON : LA REINE DES BATAILLES et LE FAUCON ETERNEL de David Gemmel.


Durant la bataille de la lande de Colden, les Highlanders ont été écrasés par les armées des Outlanders.
Toutefois, les prophéties parlent d’un nouveau chef : un descendant de Poing de Fer, le plus puissant des rois des Highlands. Un chef qui brisera le joug des Outlanders…
Or, le sang de Poing de Fer coule uniquement dans les veines de Sigarni, une jeune Highlander farouche et obstinée qui ne se soucie que d’elle-même, jusqu’à ce qu’une épreuve fatidique la pousse sur le chemin de la rébellion…

MON AVIS : Voici, malheureusement, ma dernière lecture de Gemmel, j’ai lu tous ses livres traduits et j’avoue en être un peu attristé. Mais bon, là n’est pas le sujet, qu’en est-il de ce cycle. Comme souvent chez cet auteur on retrouve un personnage fort entouré d’acolyte plus ou moins important. Ici ce personnage est incarné par une femme, pour changer, qui sera beaucoup plus présente dans le premier tome que dans le second. Même si elle a son importance, elle cédera sa place en tant que protagoniste principale. Ce cycle se laisse lire assez facilement, car la patte de l’auteur reste la même, mais j’ai tout de même trouvé que cette histoire n'était pas toujours passionnante, entraînante. Je n’ai pas réellement ressenti d’empathie envers le personnage de Sigarni, j’ai trouvé les personnages du deuxième opus plus attachants. Egalement, l’utilisation de passage temporelle est de temps à autre un peu confuse et facile d'utilisation. Ceci dit, cela reste du Gemmel avec son lot de batailles, personnages charismatiques et un rythme relativement soutenu, mais ce n'est pas la meilleure oeuvre de l'auteur.


MA NOTE : 8/10

lundi 30 juin 2014

CYCLE DE LA PREMIERE LOI, TOME 2 ET 3 : DERAISON ET SENTIMENTS, ET DERNIERE QUERELLE de Joe Abercrombie.


Le tocsin de la guerre résonne aux portes de l'Union. L'armée du monde libre, inexpérimentée, mal équipée, divisée par les querelles intestines que se livrent ses chefs incompétents, semble inconsciente du danger qui la guette. Face à elle, sur le front du Nord, les barbares de Bethod se chauffent d'un tout autre bois. Au Sud, les forces du Gorkhul se massent au pied de la cité de Dagoska. Alors que la ville bouillonne des préparatifs de la bataille, l'inquisiteur Glotka - affecté là après la disparition suspecte de son prédécesseur - découvre une conspiration visant à livrer la ville à l'ennemi sans combat. Menacé à chaque instant, Glotka a besoin de réponses, et vite. Pendant ce temps, la poignée de héros réunie par Bayaz prend la route du Vieil Empire, à destination du bord du Monde. Le Mage espère y trouver la Graine, une relique surpuissante, jadis responsable de la destruction de plusieurs villes, et peut-être aujourd'hui l'unique voie de salut pour l'Union. Mais encore faut-il pouvoir s'en emparer, et la contrôler !

MON AVIS : Nous voici donc à la fin de cette épopée entamée dans « premier sang ».
C’est  avec plaisir que nous retrouvons les personnages hauts en couleur rencontrés précédemment. Après le premier tome qui grosso modo mettait en place les personnages, les lieux, le contexte, nous rentrons dans le vif du sujet. Cette suite et fin ne connaît pas de baisse de qualité par rapport au premier opus, les personnages sont toujours aussi atypiques, évidemment Glotka en haut de l’affiche, les machinations politiques prennent plus d’ampleur à l’approche des guerres, et les événements ne se déroule pas forcément comme on pouvait s’y attendre. En effet, l’auteur s’amuse à détruire nos attentes, les personnages qui se marient, les plus grands manipulateurs, « l’histoire d’amour » improbable … tout est fait pour nous surprendre et c’est réussi. Même si de petites longueurs dans l’aventure, notamment lors de la quête de la Graine,  sont présentes, les relations entre les différents protagonistes permettent un intérêt constant de notre part. Que ce soit le mage, l’inquisiteur, le soldat promu à un avenir surprenant, le barbare ou bien la sauvage aucun d’entre eux ne se résume à une seule facette, tous nous fournissent des interrogations et surprises. Bon cycle donc qui doit énormément aux personnages, même si tout le reste est également cohérent et passionnant. A noter que la fin nous laisse présager, ou espérer, que l’auteur n’en a pas fini avec ses personnages.


MA NOTE : 8/10

samedi 31 mai 2014

LE GRAND VOYAGE de Franck Thilliez


La croisière de douze jours s’annonce idyllique. Gilda et son fils Jérémy regardent joyeusement le quai s’éloigner avant de regagner leur cabine. À cet instant, personne ne prête attention au rouge-gorge qui s’est laissé piéger dans la cale. Mais, plus tard, quand le paquebot stoppe en pleine nuit, que les voyageurs ressentent les premiers malaises, le voyage de rêve risque bien de tourner au cauchemar.

MON AVIS : Voici une petite nouvelle de 56 pages au scénario pas forcément très original puisque déjà traité. Mais c’est sans compter sur la plume de Thilliez. En effet, celui-ci maîtrise on ne peut mieux les huis clos. Tout est fait pour que le lecteur s’identifie et se mette en situation. Que ce soit la situation familiale des protagonistes principaux, une mère et son fils,  le désir de s’offrir des vacances dites de « riches » comme une croisière, mais à prix low-cost ou encore la peur de mourir, Thilliez manie toutes ces ficelles pour nous amener à prendre notre billet pour cette croisière dont le périple aurait pu figurer dans certains de nos journaux. Egalement cette histoire se conclut de façon intelligente bien que peu optimiste.
J’ai tout de même trouvé cette nouvelle plus « calme » que les autres écrits de cet auteur, peut-être parce que plus réaliste.

MA NOTE : 8/10


Le Dernier Apprenti Magicien tome 3 : MURMURES SOUTERRAINS de Ben Aaronovitch.



Un cadavre abandonné dans la station de métro Baker Street, voilà tout ce qu'il reste de James Gallagher, étudiant Américain à Londres. Sa riche famille est bien décidée à comprendre ce qui s'est exactement passé. Le problème, c'est que le fond des choses est situé bien plus profond que quiconque ne pourrait l'imaginer. C’est donc à Peter Grant et à son excentrique patron, l’inspecteur Thomas Nightingale qu’il appartient d’arpenter les couloirs du plus vieux, du plus grand et désormais du plus mortel réseau métropolitain du monde puisque le dernier sorcier de Londres est lancé aux trousses de « l'homme sans visage » déjà rencontré dans leur précédente aventure.
Mais au moins le FBI lui a envoyé un agent de choc : jeune, ambitieuse, belle à se damner et un peu magicienne elle aussi. Comme quoi, la vie réserve parfois de bonnes surprises !

MON AVIS : Voici donc notre policier/magicien de retour dans une Londres enneigée. Première bonne surprise il n’est plus le seul apprenti de Nightingale puisque sa collègue au visage abîmé, Lesley, vient se joindre à ce service si particulier de la police. Cela évite de ne suivre que Peter, son patron étant plus en retrait, et leur échange de point de vue offre de bonnes situations. L’humour So-british est toujours présent, l’enquête, assez bien ficelée, nous dévoile de nouveaux aspects de la magie et de ses créatures si variées. L’omniprésence du personnage principal qu’est la ville de Londres avec son ambiance si particulière est toujours un des atouts majeurs de cette série. Petit bémol, j’attendais plus de progression quant à l’affaire du mage sans visage, rencontré précédemment. Egalement, Peter ne progresse que lentement dans ses études et le passée de Nightingale ne nous est dévoilé qu’au compte-goutte. Evidement, tout est fait pour que l’on prolonge notre lecture en s’offrant les prochains tomes, mais je trouve que l’intrigue dite « principale » traîne un peu en longueur.

MA NOTE : 8/10

lundi 31 mars 2014

LE PORTEUR DE LUMIERE : TOME 1, LE PRISME NOIR et TOME 2 , LE COUTEAU AVEUGLANT de Brent Weeks


Gavin est le Prisme, l’homme le plus puissant du monde. Il est à la fois grand prêtre, magicien et empereur ; seuls son énergie, son intelligence et son charisme parviennent à préserver une paix bien fragile. Mais les Prismes ne vivent jamais vieux, et Gavin sait exactement combien de temps il lui reste : cinq ans, pour cinq missions impossibles. Lorsque Gavin découvre qu’il a un fils, né dans un pays lointain, il doit décider du prix à payer pour protéger un secret qui pourrait détruire le monde qu’il a créé… 

MON AVIS : Après la trilogie de l’ange de la nuit, Brent Weeks nous livre sa nouvelle épopée. Ici de nouveau nous allons suivre l’initiation d’un jeune garçon, Kip, à la magie, au combat après qu’il ait appris que son père n’est autre que le prisme, sorte d’empereur-magicien. Car la magie tient une forte place dans ce monde et je dois dire de manière assez originale. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, Kip est un gros garçon assez peu doué, et son parcours ne sera pas toujours simple. Mais tout ne tourne pas autour de lui, le prisme ne sert pas de faire valoir et tient une vraie place avec ses propres intrigues. Je dois dire que cela est bien construit avec de bonnes trouvailles que ce soit au niveau politique, magique ou concernant le « grand secret » du prisme et ses implications, tout est assez riche et bien exploité. Peut-être même trop riche justement, car l’on nous plonge souvent dans une situation sans nous donner la moindre explication.   Cette « magie de lumière » par exemple est une bonne trouvaille, mais l’on doit tâtonner quant à son fonctionnement un bon moment  avant de bien tout comprendre. C’est le reproche majeur que je ferais, un manque de mise en place qui se ressent dans la compréhension de l’histoire. Et de par la même, dans le rythme, car si l’on prend une pause pour se demander comment ceci ou cela a pu se produire, on perd un peu le fil et c’est bien dommage.
Nous avons donc une bonne aventure de fantasy dont on attendra le troisième et dernier tome en août 2014.


MA NOTE 8/10

vendredi 31 janvier 2014

Cycle de la Premiere Loi : Livre 1, PREMIER SANG de Joe Abercrombie


Logen Neuf-Doigts, le barbare le plus redouté du Nord, a finalement vu sa chance tourner : son dernier combat risque bien d’être celui de trop. La perspective de ne laisser à ses ennemis hilares qu’une poignée de mauvaises chansons ne l’enchante guère ; aussi, quand les esprits lui révèlent qu’un mystérieux mage l’attend au Sud, se met-il en route. Après tout, qu’a-t-il de mieux à faire ?

Jeune et fringuant officier, le capitaine Jezal dan Luthar n’a rien de plus dangereux en tête qu’arnaquer ses amis aux cartes, s’enivrer et remporter le tournoi annuel d’escrime. Mais la guerre gronde, et les batailles qu’on livre sur le front du Nord ne s’interrompent pas au premier sang.

Tortionnaire accompli, l’Inquisiteur Glotka ne rêve que de voir l’arrogant capitaine tomber entre ses mains. Mais lui ou un autre… Glotka déteste tout le monde : obtenir des aveux de traîtrise à longueur de journée laisse peu de place à l’amitié. Sa dernière enquête pourrait bien le conduire droit au cœur du gouvernement corrompu… si toutefois il vit assez longtemps pour la suivre.

MON AVIS Ce livre de Fantasy sort un peu des sentiers battus. En effet, nous avons comme personnages principaux un jeune aristocrate assez superficiel, un barbare berzerker trainant une réputation sanguinaire ainsi qu’un ancien soldat au corps brisé par la torture et devenu lui-même inquisiteur et spécialiste dans ce qui l’a détruit. Pour ma part, je trouve que cela manque un peu de rythme, mais il s’agit ici du premier tome, les quelques longueurs sont surement dues à la mise en place de l’histoire et des protagonistes. Ceci dit, cela se lit aisément, le changement de personnages nous protège de la monotonie et offre une histoire tout ce qu’il y a des plus plaisantes. Les personnages sont bien fouillés et l’on se prend à s’attacher au moins sympathique, Glotka, car malgré ses actes il reste moins convenu que ses comparses. Une petite histoire de cœur fait son apparition, elle n’apporte pas grand-chose dans le tome présent, nous verrons si cela évolue par la suite. Bon roman dont la quête bien que classique se trouve enrichit par des personnages assez originaux et intéressants.


MA NOTE : 8/10