vendredi 31 octobre 2014

WILT TOME 2 : Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair de Tom Sharpe


Wilt n'aime pas les femmes, ni son boulot, ni d'ailleurs tout ce qui se met entre lui, sa bière et son pub. Mais voilà, il n'a pas encore réussi à se débarrasser d'Eva, sa chère épouse. Le destin lui a même joué un sacré tour. Il est désormais père de quadriplettes. Cinq à la maison. Trop pour ce misogyne ultra-acide et peu porté sur l'art subtil de la négociation. Alors Wilt se jette à corps perdu dans le travail. Suite à cette désaffection paternelle, Eva embauche Irmgard, une jeune fille au pair. Wilt, d'abord réticent à l'idée d'en avoir une sixième sur le dos, change vite d'avis lorsqu'il rencontre cette Allemande qui ne manque ni de charme ni d'esprit.


MON AVIS : Tom Sharpe met de nouveau en scène Wilt ainsi que sa femme agrémentée de quatre petites filles qui pourraient rendre fou n’importe qui, cela doit être génétique. Nous sommes de nouveau plongés dans l’ absurde monde de notre héros qui n’ a pas son pareil pour attirer les problèmes. Ce second opus reste dans le même ton que le précédent si ce n’est que j’ai trouvé cette histoire un peu moins cynique, grinçante. Egalement, l’histoire principale, la prise d’otage, m’ a procuré beaucoup moins de sourires, j’ai trouvé cela un peu long par moment. Wilt reste quand même un personnage bien à part, avec sa famille bien barrée, que l’on retrouve avec plaisir même si j’ai largement préféré sa première aventure, bien  plus drôle.



MA NOTE : 7/10


TRILOGIE DE L’EMPIRE BRISE : le prince écorché, le roi écorché, l’empereur écorché de MARK LAWRENCE



À neuf ans, il aidait des bandits à s’échapper du château familial. À treize ans, il est à la tête d’une bande de hors-la-loi assoiffés de sang. Ce qu’il a prévu pour ses quinze ans ? Être roi, tout simplement. Mais de retour à la cour paternelle, c’est la traîtrise qui attend l’immoral et charmant Jorg Ancrath, celui qui ne craint ni les morts ni les vivants. Dans ce monde de cauchemar où règnent chaos et violence, un jeune homme, même animé d’une volonté aussi farouche, peut-il venir à bout d’ennemis dotés d’incommensurables pouvoirs ?



MON AVIS : J’avais lu de cette série de livres que c’était un page-turner sombre voir même dérangeant. Je n’irais pas jusque là. Certes, cela se lit facilement et le personnage est charismatique, mais mis à part si l’on est habitué à lire les aventures de Martine, ce n’est pas dérangeant, simplement amorale par moment. Le personnage principal donc est une sorte de surdoué dans son domaine, c'est-à-dire pratiquement tout ce qui est mauvais, vol, meurtre, carnage… il commence sa carrière à l’âge de neuf ans et gravit rapidement les échelons le menant au pouvoir. On suit avec entrain son histoire grâce à cet antihéros si efficace, un peu trop même, une histoire pas mal tournée et un monde qui n’est autre que le nôtre après des  catastrophes nucléaires qui sont interprétées comme de la magie. Il s’agit donc d’un monde post-apocalyptique avec des personnages de fantasy. Les personnages secondaires sont plutôt bien travaillés, même si l'on n’a pas trop le temps de s’y attacher. Gros bémol, à mon sens, les trois tomes se répètent : Jorg veut se faire reconnaître prince, il y arrive, puis veut être roi , il y arrive, veut être empereur, il y arrive. Certes, la fin change un peu, mais on devine facilement l’identité du roi-mort et la fin coule donc de source.
En bref une histoire avec de bonnes trouvailles, un personnage assez charismatique, mais il reste comme un goût d’inachevé.


MA NOTE : 7.5/10

mardi 30 septembre 2014

LE PRIX DE LA PEUR de CHRIS CARTER



Quelques jours avant Noël, dans une église de Los Angeles, le cadavre d'un prêtre est retrouvé sur les marches de l'autel. Sa tête a été remplacée par celle d'un chien. En charge de l'enquête, le détective Rob Hunter découvre qu'un cauchemar récurrent hantait le religieux : qu'on le décapite...
Bientôt, les cadavres s'accumulent. Noyée ou brûlée vive, chaque victime meurt de la façon qu'elle redoutait le plus. Comment le tueur pouvait-il connaître leur pire angoisse ? Quel lien unit ses proies ? De qui le serial killer cherche-t-il à se venger ?
Pour Rob, c'est le début d'une traque infernale au cœur de la jungle urbaine de la Cité des Anges, à la poursuite d'un tueur déterminé à faire payer le prix fort à ses victimes, le prix de la peur.


MON AVIS : Après « La marque du tueur » premier tome des enquêtes de Rob Hunter que j’ai lu il y a quelques années, voici « Le prix de la peur ».
Le premier tome m’avait laissé une impression plutôt positive, mais pas impérissable non plus. Il en est de même avec cet ouvrage. L’intrigue tient bien la route et est bien rythmée grâce, entre autres , à ses meurtres assez gores, les personnages sont  plutôt bien présenté, tout est là pour passer un bon moment. Mais il manque des éléments qui rendraient ce roman vraiment  passionnant et angoissant à souhait. Rob Hunter, par exemple, nous fait des déductions dignes de Sherlock Holmes en quelques coups d’œil, puis s’en remet à une médium pour finalement ne pas forcément avancer. Ce personnage est par ailleurs assez classique et ne se distingue pas de ce qui a déjà été fait, ses traits de caractère auraient pu être plus travaillés. De plus, j’ai trouvé la fin un peu capilotractée (j’aime bien Desproges :) ), il n’y avait pas d’utilité à plusieurs « adversaires ».
Comme dit plus haut, livre qui se lit facilement, mais qui ne m’a pas marqué plus que cela.


MA NOTE : 7.5/10

mercredi 24 septembre 2014

WILT, Tome 1 : COMMENT SE SORTIR D’UNE POUPEE GONFLABLE ET DE BEAUCOUP D’AUTRES ENNUIS ENCORE de Tom Sharpe



Prof de culture générale dans un lycée technique pour étudiants demeurés, la carrière d'Henry Wilt est au point mort .... En pleine crise de la quarantaine et en quête d'absolu, il décide de se débarrasser de sa femme écervelée et volage afin de prendre un nouveau départ. Humour anglais dévastateur garanti !!!

MON AVIS : Voici qui change un peu de registre puisqu’il s’agit ici  d’un roman plus axé sur l’humour. Et je dois dire que l’on est plutôt bien servi si tant est que l’on apprécie la loufoquerie et l’humour anglais le tout agrémenté d’une légère satire sociale. En effet, l’histoire est complètement barrée,  les personnages décalés à souhait nous offrent des situations assez improbables, mais foncièrement drôles (l’interrogatoire de Wilt en est un bon exemple). Par certains aspects, il est facile de s’identifier à cet antihéros et de ce fait ses réactions nous procurent d’autant plus de satisfactions. Ce livre se lit très rapidement et avec de nombreux sourires voire même plus lors de certains passages. Ce roman peut être considéré comme politiquement incorrect, mais cela contribue grandement à l’atmosphère atypique de cette aventure.


MA NOTE : 8.5/10

lundi 1 septembre 2014

CYCLE LES ROYAUMES D’EPINES ET D’OS : Le Roi de Bruyère, Le Prince Charnel, Les Royaumes d’Epines et d’Os, La Dernière Reine de Greg Keyes



Dans le royaume de Crotheny, deux jeunes filles jouent dans les jardins luxuriants ; de la cité sacrée des morts. Fuyant un agresseur imaginaire, la téméraire princesse Anne et sa compagne découvrent la crypte inconnue de la légendaire reine ancestrale, Virgenye Dare. Dans les profondeurs de la forêt, alors qu'il enquête sur le massacre d'une famille innocente, le forestier du roi, Aspar White, se fraye un chemin à travers un labyrinthe de saules immémoriaux, et se retrouve face à face avec une bête monstrueuse qui n'existait que dans les légendes et les cauchemars. Au même moment, un jeune prêtre lettre entame son apprentissage de la nature du mat grouillant sous la surface d'une terre apparemment paisible. La famille royale est elle-même bientôt confrontée à une trahison que seule la sorcellerie aurait pu accomplir. Crotheny, la nation la plus puissante de la planète, est en danger : le Roi de bruyère, annonciateur d'apocalypse, s'est éveillé de son sommeil. Ainsi débute la geste des Royaumes d'épines et d'os, une saga épique de guerre et de vertu, de sorcellerie et de maléfices...


MON AVIS : Ce cycle est présenté comme de la dark-fantasy, c’est assez sombre, les dénouements heureux sont rares et les personnages sont humains, c'est-à-dire avec de nombreuses failles, ce qui constitue évidement l’un des atouts majeurs de cette œuvre. Ces personnages d’ailleurs, sont tous attachants, car vraiment différents les uns des autres, avec une personnalité forte pour chacun d’entre eux. Même s’il ya effectivement un personnage principal, dont on ne dévoilera pas l’identité, celui-ci ne serait pas grand-chose sans les autres protagonistes et leurs palpitantes aventures. Chaque chapitre est narré par un personnage différent, et l’ auteur les conclut très souvent avec un cliffangher assez frustrant, mais haletant. En effet, l’histoire principale est constituée de différents morceaux apparemment distincts, mais qui s’assemblent parfaitement au fil de la lecture. Pas de linéarité dans ce cycle, on ne s’ennuie pas une fois que l’on est bien immergé. C’est d’ailleurs le point faible de cette série, il faut passer les cent premières pages, qui sont un peu longues, pour rentrer complètements dans ces royaumes d’épines et d’os.


MA NOTE : 8.5/10

CYCLE DE LA REINE FAUCON : LA REINE DES BATAILLES et LE FAUCON ETERNEL de David Gemmel.


Durant la bataille de la lande de Colden, les Highlanders ont été écrasés par les armées des Outlanders.
Toutefois, les prophéties parlent d’un nouveau chef : un descendant de Poing de Fer, le plus puissant des rois des Highlands. Un chef qui brisera le joug des Outlanders…
Or, le sang de Poing de Fer coule uniquement dans les veines de Sigarni, une jeune Highlander farouche et obstinée qui ne se soucie que d’elle-même, jusqu’à ce qu’une épreuve fatidique la pousse sur le chemin de la rébellion…

MON AVIS : Voici, malheureusement, ma dernière lecture de Gemmel, j’ai lu tous ses livres traduits et j’avoue en être un peu attristé. Mais bon, là n’est pas le sujet, qu’en est-il de ce cycle. Comme souvent chez cet auteur on retrouve un personnage fort entouré d’acolyte plus ou moins important. Ici ce personnage est incarné par une femme, pour changer, qui sera beaucoup plus présente dans le premier tome que dans le second. Même si elle a son importance, elle cédera sa place en tant que protagoniste principale. Ce cycle se laisse lire assez facilement, car la patte de l’auteur reste la même, mais j’ai tout de même trouvé que cette histoire n'était pas toujours passionnante, entraînante. Je n’ai pas réellement ressenti d’empathie envers le personnage de Sigarni, j’ai trouvé les personnages du deuxième opus plus attachants. Egalement, l’utilisation de passage temporelle est de temps à autre un peu confuse et facile d'utilisation. Ceci dit, cela reste du Gemmel avec son lot de batailles, personnages charismatiques et un rythme relativement soutenu, mais ce n'est pas la meilleure oeuvre de l'auteur.


MA NOTE : 8/10